Vendredi 7 novembre 2008

Le rapport de l’EFSA sur les OGM MON810

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Arnaud Apoteker, Greenpeace France, analyse la position de l’EFSA au sujet du MON810.

Chargé de la campagne OGM à Greenpeace France, Arnaud Apoteker la position de l’agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) et les risques de la réautorisation potentielle du MON810 en France. A ce sujet, le gouvernement français avait annoncé il y a quelques jours le maintient de sa position concernant la clause de sauvegarde pour la culture du maïs OGM de type MON810, interdisant la culture du maïs génétiquement modifié MON810 sur le territoire français. Position qui était alors jugée infondée par l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA).

A la suite de quoi, Bruxelles avait chargé un groupe de travail de l’EFSA, d’évaluer l’ensemble des documents fournis dans le cadre de la justification de cette clause de sauvegarde et de sa durée.

Le résultat de l’expertise vient de tomber :

« En termes de risque pour la santé humaine et animale et l’environnement, l’information fournie ne présente pas des preuves scientifiques nouvelles qui rendraient caduques les précédentes évaluations des risques du maïs MON810. […] Aucune preuve scientifique, en termes de risque pour la santé humaine et animale et l’environnement, n’a été fournie qui puisse justifier l’invocation d’une clause de sauvegarde en vertu de l’article 23 de la directive 2001/18/CE et de mesure d’urgence en vertu de l’article 34 du règlement (CE) n°1829/2003 ».

La position de l’agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) inquiète Greenpeace.

Selon Arnaud Apoteker, le rapport de l’EFSA serait orienté par les industriels et manquerait donc d’objectivité, il dit :

« Ce que montre cet ensemble de décisions, c’est que l’EFSA a besoin d’etre réformée. Elle a perdu sa crédibilité et il faut que l’EFSA puisse faire des études d’impact sur l’environnement des OGM à moyen et long terme et ne se contente pas simplement de mettre un tampon sur les études qui lui sont soumises par les industriels. ».

Arnaud Apoteker poursuit :

« Nous demandons également une pluralité de l’expertise dans l’EFSA et que des écologistes y siègent, et pas seulement des biologistes molléculaire. Et le dernier point qui améliorerait considérablement la gouvernance des OGM et donc le sérieux de l’EFSA, c’est que l’avis des scientifiques minoritaires soient également pris en compte. C’est-à-dire que l’EFSA ne se contente de mesure de consensus disant “il faut autoriser tel ou tel OGM” ou “il faut lever la clause de sauvegarde sur tel ou tel OGM” mais indique également ou est-ce qu’il y a des points de désaccords entre les scientifiques, parce que c’est seulement avec ces éléments que les politiques peuvent prendre des décisions censées. ».

Vu sur : Dailymotion

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