Publié le jeudi 20 janvier 2011 à 12:00, mis à jour le 14 mai 2012 à 18:09

Système de récupération d’eau de pluie, vers l’efficacité énergétique

Système de récupération d'eau de pluie, vers l'efficacité énergétique

Les prises de conscience des problématiques liées à l’écologie et à l’environnement ne cessent de progresser. Parmi celles-ci, la gestion de l’eau suscite un intérêt tout particulier.

Selon les chiffres, actuellement la rareté de l’eau ferait 25 000 victimes chaque jour.

Aussi, ce ne serait pas moins d’un milliard d’individus qui n’auraient pas accès à l’eau potable. La guerre au gaspillage de l’eau est d’autant plus cruciale que le nombre d’habitants sur terre ne cesse de progresser, de ce fait la gestion de l’eau s’avère être un des enjeux majeurs du 21e siècle.

Pour mieux vivre sa maison, le choix de matériaux et d’équipements pour la récupération d’eau de pluie s’impose comme une idée écologique simple et particulièrement économique. Cette technique permet d’obtenir un bon compromis entre investissement et efficacité. Alternative aux puits, l’installation d’un récupérateur d’eau s’adaptera selon les normes sanitaires, l’espace, le moment et l’usage recherché.

La gestion et la sous-exploitation de l’eau de pluie

Le dérèglement climatique élargit les océans, tandis que l’hyperconsommation, liée aux modes de vie, raréfie la ressource d’eau douce.

En France, la consommation d’eau par habitant a quasiment triplé entre 1960 et 2000. L’eau potable alimentaire ne représente que 2% de la consommation.

L’eau de pluie peut donc servir pour les autres usages comme l’entretien du jardin qui réclame 15 à 20 litres d’eau, le lavage en machine avec une demande de 10 à 15 litres d’eau, et les chasses d’eau de toilettes, qui elles, utilisent 20 à 30 litres d’eau par jour et par personne. L’eau de pluie est donc ainsi une richesse mal exploitée.

Les eaux usées peuvent aussi être récupérées. Des systèmes de filtrage et de purification existent pour les rendre exploitables.

Les différentes qualités de l’eau de pluie

La qualité de l’eau de pluie varie selon la qualité de l’air atmosphérique et le milieu. Non calcaire, elle est bénéfique aux végétaux et n’altère pas l’électroménager.

Son acidité proviendrait des gaz émanant des activités routières et industrielles. Sa contenance en ammoniac aurait pour origine l’agriculture. L’eau de pluie des régions les plus ouvertes au tableau maritime sont très faibles en acide avec un pH quasiment neutre.

Quel est le principe de la récupération d’eau de pluie ? Comment çà marche ?

Le principe est simple. La récolte de l’eau de pluie se fait par le toit de la maison, à l’aide de gouttières reliées à des cuves de stockage.

L’équipement minimal, et le moins cher, serait la cuve en plastique. Celle-ci doit s’installer de façon accessible et, dans un souci d’esthétique, dans un espace sujet à la végétation.

La cuve enterrée en béton armé est, quant à elle, plus perfectionnée. La qualité de l’eau pluie est préservée par un filtre et le béton armé, ce qui permet de neutraliser les parasites et une quelconque acidité.

L’installation souterraine de cet équipement nécessite des professionnels. Avec une pompe électrique, c’est parfait pour alimenter l’habitat. Cependant, cela nécessite l’installation d’un circuit isolé du réseau de distribution.

Les avantages écologiques et économiques

La cuve classique et la cuve enterrée sont donc deux optiques différentes. La cuve classique est un système d’appoint pouvant recueillir 200 à 1000 litres d’eau. Elle est idéale pour une réserve d’eau destinée à l’entretien extérieur. Selon les matériaux, son prix varie de 40 à 200 euros.

La cuve enterrée permet de bénéficier d’un second circuit vers les sanitaires, avec une réserve de 4000 à 8000 litres d’eau et un budget minimum de 5000 euros pour une maison de 100m². L’usage intérieur permet d’économiser 50% des dépenses en eau, à noter que le budget moyen en eau d’une famille de 4 personnes est à hauteur de 450 euros par an, dont 150 euros pour le fonctionnement des toilettes. Entre 1995 et 2005, le prix de l’eau aurait augmenté de 38%.

Les autorités n’ont accordé que récemment un crédit d’impôt de 25% sur le matériel pour les usages extérieurs de l’eau pluie. Cette aide s’étendrait aux usages intérieurs.

L’utilisation de l’eau de pluie diminue les prélèvements des eaux souterraines et de surface. Pour alléger le réseau de distribution, elle peut couvrir 40 à 50% des besoins eau des ménages. Par ailleurs, elle minimise l’usage de produits d’entretien, notamment en ce qui concerne le lavage en machine avec de l’eau de pluie. En cas de fortes précipitations, elle limite également les risques d’inondation.

Laver sa voiture ou arroser son jardin avec de l’eau potable devient donc une aberration. Les installations qui préservent l’énergie et l’eau, apportent une véritable plus-value à l’habitat.

En Belgique, un système de récupération d’eau de pluie pour les usages extérieurs et pour les toilettes est obligatoire pour tout habitat neuf. En Allemagne, la récupération d’eau est une mœurs qui a plus de 20 ans.

Crédit Photo : Flickr

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