Le télescope spatial Kepler a révolutionné l’astronomie contemporaine en simplifiant à l’infini la découverte de nouvelles planètes. Ce télescope spatial dont la mission principale est de répertorier les planètes du système solaire semblables à la terre, a déjà permis la découverte d’un nombre impressionnant d’exoplanètes.
Lancé en mars 2009, le télescope Kepler, qui porte le nom de l’astronome allemand Keppler (Johannes Kepler), a l’ambitieux projet d’explorer la voie lactée dans le but de répertorier toutes les planètes dont la position et la taille se rapprochent de celles de la terre. L’objectif qui se trouve en arrière-plan de cette mission est de savoir s’il existe d’autres planètes habitables en dehors de la terre. Kepler est un télescope spatial, c’est-à-dire qu’il s’agit d’un télescope dont les observations sont faites en dehors de l’atmosphère terrestre. La nécessité d’utiliser ce type de télescope est venue après que les astronomes se soient rendu compte que les images renvoyées par les télescopes terrestres étaient perturbées par les variations de luminosité induites par l’atmosphère terrestre. L’un des plus célèbres de ces télescopes demeure sans nul doute Hubble. Pilotée par la NASA, la mission Kepler devrait durer en principe 3 années et demie. Elle devrait notamment permettre de déterminer le nombre d’étoiles de la voie lactée qui disposent de planètes semblables à la terre. Le principal instrument du télescope Kepler est un photomètre qui suit en continu l’évolution de la luminosité d’un ensemble de plus de 145.000 étoiles de notre galaxie. Pour ce faire, Kepler est en orbite, non autour de la terre mais du soleil. Le télescope Kepler effectue une révolution complète autour du soleil en une durée de 372,5 jours. De cette position, le télescope reste continuellement braqué vers le groupe d’étoiles dont il a à charge la surveillance. Les images capturées par les capteurs CCD de Kepler sont transmises vers la terre où une équipe de scientifiques les analyse minutieusement.
La technique utilisée pour la détection des exoplanètes par Kepler est celle du transit planétaire. Cette technique repose sur la mesure de la luminosité d’un astre en continu afin d’en évaluer les variations. Lorsqu’une planète passe devant une étoile, autour de laquelle elle est en orbite, on observe une modification de la luminosité de l’étoile en question. La luminosité de l’astre baisse au moment où l’observateur, l’astre et la planète s’alignent. Cette baisse de luminosité est proportionnelle à la taille de la planète. Vu que la probabilité d’observer un transit au cours d’une période déterminée diminue avec la durée de révolution de la planète en question autour de son étoile, il s’avère nécessaire d’effectuer la surveillance en continu d’un grand groupe d’étoile afin d’accroître ses chances. C’est la raison pour laquelle Kepler reste toujours braquée dans la même direction. Cette technique exige qu’on observe plusieurs transits afin d’être sûr qu’il s’agit bien d’une exoplanète. Le positionnement du télescope en dehors de l’atmosphère terrestre permet l’obtention de meilleures images permettant de faire la distinction entre la variation de la luminosité propre de l’astre et celle due au transit d’une planète. Afin de déterminer la masse de l’exoplanète, la méthode du transit planétaire doit être couplée à celle des vitesses radiales. La méthode de la vitesse radiale se fonde sur la mesure du décalage spectral de l’astre. Les lois de astrophysique indiquent que la vitesse et la trajectoire d’une étoile sont modifiés lorsque cette dernière est flanquée d’une planète qui orbite autour d’elle. Dans ce cas, la lumière en provenance de l’astre subit un effet lumineux connu sous le nom d’effet Doppler-Fiezeau. Le spectre de l’étoile passe alternativement du rouge au bleu de façon périodique. Les transits planétaires sont l’objet d’étude de deux missions spatiales. La première est Kepler et la seconde Corot. La mission Corot est conduite par l’agence spatiale européenne à savoir l’ESA. La connaissance de l’espace a grandement évolué depuis le lancement de premier télescope spatial Hubble. Ce type de télescope (télescope spatial) a montré sa large supériorité sur ceux amarrés sur terre. Alors que Hubble ne peut observer que des planètes de la taille de Jupiter, Kepler est, lui capable de détecter la présence de planètes ayant la taille de la terre. Le télescope Kepler avait selon le rapport effectué en décembre 2011 recensé 2.326 planètes répondant aux objectifs de la mission. Parmi ces planètes, on en trouve 48 qui sont situées dans des zones habitables.

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