Publié le lundi 14 mai 2012 à 19:34, mis à jour le 15 mai à 16:45

Grandir et vivre en ville a une influence négative sur la santé mentale

Grandir et vivre en ville a une influence négative sur la santé mentale

Les risques que font courir l’environnement urbain pour la santé mentale sont une réalité scientifique. C’est en tout cas ce que confirme une récente étude internationale publiée dans la revue Nature, qui fait état d’une influence négative sur les zones du cerveau qui gère le stress et les émotions.

Les chercheurs allemands et canadiens à l’origine de l’étude ont identifiés pour la première fois les mécanismes biologiques qui permettent de démontrer qu’une personne vivant en ville à plus de risques de souffrir de troubles de l’anxiété et de l’humeur, qu’une personne vivant à la campagne.

En effet, vivre en zone urbaine augmenterait de 29% les risques de troubles de l’anxiété, de 39% les risques de troubles de l’humeur et multiplierait par 2 les risques de schizophrénie, en comparaison à une personne vivant en zone rurale.

Pour en arriver à déterminer les mécanismes cérébraux influencés par l’environnement urbain, les chercheurs de l’Université Heidelberg en Allemagne et de l’Université McGill au Canada ont exploités les techniques d’imagerie par résonance magnétique, pour observer l’activité cérébrale de 159 volontaires issus de zones urbaines et rurales. Ils ont notés que le fait de grandir en zone urbaine et d’y résider ont des conséquences dissociables sur les réactions liées au stress.

Résider en ville affecterait la région du cerveau qui régule les émotions et les humeurs, tandis que grandir en ville affecterait le cortex cingulaire antérieur, une région du cerveau qui joue un rôle clé dans la régulation de l’activité de la région précédemment mentionnés, mais aussi du stress et des affects négatifs.

Etant donné que l’exode rural est un phénomène toujours galopant, on peut facilement envisager qu’en ville à l’avenir, on se retrouvera de plus en plus entouré par des individus stressés ou présentant des troubles émotionnels. Ces données permettent d’envisager d’améliorer les traitements des patients avec des environnements en milieux ruraux, et permettent aussi de mettre en place à terme, des stratégies visant à améliorer la qualité de vie des citadins.

Credit Photo : Flickr

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