La version anglaise de Google s’est lancée dans le diagnostic médical en ligne. Les internautes pourront désormais obtenir une liste de pathologies en tapant les symptômes qu’ils ressentent. Face à cette nouvelle initiative de Google, l’ordre des médecins français a émis de "fortes réserves".
C’est depuis lundi 13 février que Google a lancé son nouveau service de diagnostic médical en ligne. Disponible en anglais et depuis le territoire américain, cette nouvelle fonctionnalité propose aux internautes une liste de pathologies potentielles en fonction de leurs symptômes. Ce service pourrait bien devenir l’ami des "cybercondriaques", les hypocondriaques du net. Lorsqu’un internaute entre un symptôme dans Google, il reçoit automatiquement des suggestions sous le champ de recherche. Ce qu’il faut noter c’est que le moteur de recherche ne dissimule rien à l’internaute en quête de réponse : des pathologies les plus bénignes aux plus complexes. Une personne qui fait une recherche avec l’expression "douleur abdominale" peut ainsi être renvoyée vers "appendicite", "hernie", "kyste ovarien", "syndrome de l’intestin irritable" et "calculs rénaux". Toutefois, le géant américain de l’Internet a tenu à mettre en garde les utilisateurs de ce service. Les listes proposées ne sont pas rédigées par des médecins et ne tiennent pas lieu de "conseils provenant d’experts médicaux", a fait savoir Roni Zeiger, le responsable santé de Google.
En fait, l’initiative de Google ne vient que répondre à une demande bien réelle sur le net. En effet, les gens se tournent de plus en plus vers Internet pour avoir des réponses face à leurs problèmes de santé. Cette tendance est bien marquée aux Etats-Unis où certaines personnes se rendent dans les hôpitaux avec des pages imprimées sur Internet. Ce recours à Internet n’est néanmoins pas tout à fait négatif puisque dans certains cas, cela aide réellement beaucoup de patients. Google n’a fait donc que saisir la perche qui lui était tendue en lançant son nouveau service. En France, le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) a exprimé dans le Figaro des "réserves fortes". En effet, pour Jacques Lucas, vice-président du conseil, cet outil tire profit d’un "créneau d’inquiétudes et d’interrogations" alors même que les gens ont de plus en plus de mal à accéder à un médecin. Toutefois, l’organisme ne condamne pas totalement l’initiative mais recommande simplement aux internautes de vérifier la pertinence des sites qu’ils visitent. Pour ne pas être trompés, ils doivent vérifier que les informations ont été rédigées ou validées par des médecins.
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