Rebondissement dans le scandale des implants mammaires PIP

Le lundi 23 janvier 2012, l’OMS a diffusé un communiqué à travers lequel elle recommandait aux femmes porteuses de prothèses mammaires conçues par la société française Poly Implant Prothèse (PIP) de consulter leur médecin ou leur chirurgien en cas d’ennuis avec leurs prothèses. Cette annonce de l’OMS vient encore enfoncer PIP qui a été mis en liquidation judiciaire depuis l’éclatement du scandale en 2010. Aux dernières nouvelles, la société allemande TüV ainsi qu’un chirurgien et l’entreprise Brenntag qui fournissait le gel de silicone à PIP viennent d’être assignés en justice par une victime. Cette plainte a été précédée le 6 janvier par la constitution en partie civile de centaines de sud-américaines dans l’information judiciaire ouverte à Marseille dans le cadre de ce scandale médical. Au même moment, les autorités néerlandaises recommandaient, à l’instar des autorités allemandes et françaises qui les avaient précédées, le retrait de ces implants.
L’année 2012 est celle de la traque aux coupables de ce scandale qui ne cesse d’enfler depuis 2010. Le 02 janvier déjà, la compagnie allemande Brenntag, leader de la distribution de produits chimiques dans le monde, avait reconnu avoir livré à Poly Implant Prothèse, plus connue sous l’acronyme de PIP, du gel de silicone à usage industriel. Le 03 janvier, le ministre français en charge de la santé a indiqué à la presse qu’il avait mandaté l’Afssaps (Agence française de la sécurité sanitaire) et la Direction Générale de la Santé pour une enquête devant déterminer les responsabilités des défaillances au niveau du système de contrôle des produits à usage médical.
C’est le 30 mars 2010 que sonne l’alerte avec le retrait du marché par l’Afssaps des implants mammaires produits par la société PIP. Le motif annoncé est celui du taux anormal de rupture des implants et de la non-conformité du gel de silicone utilisé comparativement à celui qui a été déclaré par le fabricant. Immédiatement, l’entreprise incriminée est mise en liquidation judiciaire et les patientes porteuses des implants PIP sont invitées à consulter leurs médecins. Une enquête préliminaire est ouverte par le parquet courant avril-juin pour tromperie aggravée et mise en danger de la vie d’autrui. Cette période est également marquée par le dépôt de 500 plaintes effectuées par l’Association des Porteuses de Prothèses PIP (PPP). En novembre 2010, l’association PPP porte plainte contre TÜV, suivi plus tard par les distributeurs de prothèses PIP.
Le 21 novembre 2011 est signalé le décès d’une patiente ayant contracté un cancer suite à la rupture de la prothèse PIP qui lui avait été implantée. L’enquête menée par les autorités judiciaires révélera des faits troublants. Poly implant Prothèse, 3ème plus grand fabricant de prothèses au monde, utilisait du gel de silicone industriel en lieu et place du gel Nusil destiné à la confection de prothèses médicales dans le but de réaliser des économies. Les analyses réalisées par les experts ont révélé la présence de nombreuses substances toxiques dans le gel conçu par PIP. On y a entres autres retrouvé du Baysilone, un additif pour carburant, ainsi que deux produis destinés à l’enrobage de cales électriques, le Rhodorsil et le Silopren. PIP s’approvisionnait en gel de silicone industriel auprès de Brenntag qui a affirmé qu’elle n’était pas informée de l’usage final que PIP faisait de son gel.
Cette vaste supercherie a été reconnue par le fondateur de PIP, M. Mas, qui, face aux gendarmes, n’a manifesté aucun remord. Le risque majeur que représente ce gel frelaté est lié à la rupture de l’enveloppe de silicone. La libération des substances toxiques dans l’organisme est susceptible de causer de graves dommages. Les enquêteurs chargés de vérifier la corrélation entre les implants PIP et le lymphome, une tumeur cancéreuse du sein, ont conclu qu’aucun lien direct ne pouvait être établi entre ces deux entités. Il est à rappeler que 300 000 femmes, dont 30 000 françaises, portent à l’heure actuelle des prothèses fabriquées par PIP.
Quel choc cette annonce !!! et quel soulagement de savoir que la justice fait un bon travail, lorsque l’ont prend une décision de subir une opération esthétique non sans risque pour être mieux dans son corps et dans sa tête on ne pense pas au pire, dans mon cas je suis au chômage depuis 18 mois et je n’ai plus les moyens de me payer une telle intervention se qui cause un préjudice encore plus profond, se sera long trés long mais cet homme devrait passer le reste de sa vie en prison d’autant plus qu’il n’a aucun remord pour se qu’il a fait ni pour les victimes, il ne faut pas qu’il oublit que c’est grace aux victimes qu’il a eu la belle vie.
Malheureusement il faut une affaire aussi importante pour réagir mais mieux vaut tard que jamais.
Merci de faire le nécéssaire pour que cela ne se reproduise plus jamais