La consommation de tranquillisants en hausse en France

Pharmaco-épidémiologiste à l’Université de Bordeaux, le professeur Bernard Bégaud révèle qu’un tiers des personnes âgées de plus de 65 ans consomment des benzodiazépines, des tranquillisants dont l’usage à long terme favorisent la maladie d’Alzheimer. Par ailleurs, la hausse de la consommation de tranquillisants, qui se justifie par plusieurs raisons, concernerait diverses catégories de personnes. Pour expliquer cette situation, les spécialistes montrent du doigt la pression que subissent les employés dans leur travail, plusieurs tâches devant être accomplies à la fois. A l’inverse, certains employés sont obligés de faire plusieurs petits jobs pour arrondir leur fin de mois, ce qui ne s’avère pas toujours facile.
La course effrénée vers le profit conduirait certains médecins à prescrire sans calculer des tranquillisants. En outre, face aux situations difficiles de la vie, de nombreuses personnes se ruent systématiquement vers les tranquillisants et souvent sans l’avis des médecins. Enfin, la baisse des effets secondaires des tranquillisants serait également à la base de la forte consommation de ces produits.
Outre ces quelques raisons, certaines catégories de personnes sont citées en ce qui concerne l’utilisation exagérée de tranquillisants. La première visée est la catégorie des travailleurs pour les raisons évoquées plus haut. La seconde est celle des enfants et des adolescents. En effet, une étude révèle qu’au moins 120 000 enfants et adolescents s’adonnent à la consommation de tranquillisants. Ces chiffres seraient même les plus élevés de l’Union Européenne. En plus des personnes précitées, d’autres patients souffriraient véritablement de troubles psychiatriques nécessitant la prescription de tranquillisants.
Une autre catégorie d’individus est en outre visée par certaines analyses. Il s’agit de personnes droguées qui voient dans la consommation de ces produits un moyen légal de s’adonner à leurs activités. Ils ont ainsi la possibilité de contourner les dispositions légales leur interdisant la consommation de stupéfiants. La consommation de tranquillisants n’est pas seulement le fait d’adolescents car elle concerne toute la société. Par ailleurs, 60 % des femmes sont concernées par l’utilisation de ces produits. Dans ce cas précis, l’augmentation de l’âge en est une cause. Mais contrairement aux adolescents et aux hommes, les femmes se servent de ces produits sur avis du médecin plus généralement, produits qui sont donc pris comme des médicaments.
Pour pallier cette consommation abusive de tranquillisants, le gouvernement s’est vu proposer certaines solutions. Il s’agit entre autres de mettre sur pied un cadre législatif pour favoriser le bon usage de ces médicaments. Cette mesure consisterait à contrôler de façon accrue les conditions de prescription et de délivrance desdits produits. Une autre solution qui serait à envisager est la réduction de la coupe des boîtes de ces médicaments, ce qui aurait nécessairement un impact sur la réduction des risques d’abus. Ces mesures permettraient dans leur ensemble de réduire de façon sensible la hausse de consommation de tranquillisants qui n’ont pas toujours un effet positif sur la santé.
C’est plus facile de prescrire des tranquillisants que de recevoir la souffrance d’autrui en pleine face et d’écouter tout simplement les doléances des patients, les conseiller éventuellement et les aider à résoudre leurs problèmes. Prescrire un petit cachet est tellement plus simple ; " vous divorcez, prenez un peu de lexomil", " votre patron vous harcèle, pour le supporter voilà du temesta".
Malheureusement cela ne résoud rien et le patient a toujours sa bonne femme insupportable ou son patron harceleur. Mais maintenant il supporte, au prix de moins de conscience et de risque dd’accident de voiture, d’amnésie et d’autres effets secondaires peu rejouissants