Avec la signature vendredi d’une série de contrats, le président français et le premier ministre britannique ont donné un coup d’accélérateur aux projets d’EPR Outre-manche. Il faut dire que le Royaume Uni cherche à renouveler son parc nucléaire en s’attachant l’expertise des entreprises françaises du nucléaire.
C’est lors du sommet franco-britannique qui s’est tenu récemment en France que Nicolas Sarkozy et David Cameron ont signé des contrats dans le domaine du nucléaire civil. Il faut dire qu’avant la rencontre entre les deux personnalités, le premier ministre britannique avait exprimé ses attentes : concrétiser un partenariat historique sur le nucléaire. Ces accords ont réjoui EDF et Areva qui ambitionnent de construire plusieurs réacteurs nucléaires de troisième génération (EPR) Outre-manche. Le premier ministre britannique a d’ailleurs donné un signal positif aux deux géants français, en effectuant une visite au siège du groupe EDF. Il a été reçu à cette occasion par le PDG d’EDF, Henri Proglio et le patron d’Areva, Luc Oursel.
Détails sur l’aventure britannique des français
L’objectif du Royaume Uni est de mettre en service une nouvelle génération de centrales atomiques à la fin de la décennie. EDF devrait ainsi construire quatre nouvelles centrales nucléaires EPR Outre-manche. Cela constituera pour les deux géants français, un investissement sans précédent dans un pays étranger. En effet, les accords signés entérinent un contrat de 120 millions d’euros entre EDF et Kier BAM, une entreprise britannique opérant dans le génie civil. Les contrats prévoient également un accord avec Areva qui devrait livrer des chaudières nucléaires aux britanniques. Dans la même veine, un centre de formation international ouvrira ses portes à Somerset, en collaboration avec le Bridgewater College. L’investissement prévu pour réaliser ce projet est de 15 millions de livres sterling. La création de ce centre dévoile l’objectif des autorités britannique qui est de maximiser les retombées de l’accord avec la France. C’est dans cette même optique que les entreprises britanniques seront fortement associées aux différents projets, ce qui devrait créer plus de 1.500 emplois Outre-manche.
Chronogramme de mise en œuvre
C’est à la fin de cette année qu’on saura précisément le calendrier de mise en service des réacteurs nucléaires au Royaume Uni. Pour le moment, EDF qui est en pôle position ambitionne de mettre en service le premier réacteur fin 2018 ou début 2019. La mise en service du second réacteur est prévue pour mi-2020. Notons aussi que GDF Suez, en partenariat avec plusieurs entreprises européennes, envisage aussi de construire des EPR qui devraient entrer en service en 2023, ainsi que des AP1000 qui sont censés fonctionner dès 2025.
Le nucléaire hélas a encore de l’avenir
Ce qu’on retient de tous ces accords, c’est que le nucléaire a encore de beaux jours devant lui, alors que des voix s’élèvent pour réclamer légitimement l’arrêt des centrales nucléaires. Il faut dire que le débat sur le nucléaire est bien souvent considérer comme passionné et chacun y va de ses arguments. Pour les "amis" du nucléaire, c’est un moyen de produire de l’énergie à moindre coût et plus fiable que les énergies renouvelables. Toutefois, ils restent sans voix et surtout sans solution devant les nombreux désastres causés par le nucléaire. Le malheureux épisode de Fukushima n’a certainement pas permis de tirer les bonnes leçons.
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