EUROPE — L’Union Européenne est loin d’atteindre l’objectif qui a été fixée et qui consiste à atteindre un taux de collecte des piles et batteries usagées de 25% en 2012. Selon l’Ebra, organisme de collecte, seulement neuf états européen ont transposé la législation adéquate.
Emmanuel Beaurepaire, secrétaire général de l’Ebra, a expliqué à l’AFP qu’”En 2007, seules 27 200 tonnes ont été recyclées par les membres de l’European battery recycling association (Ebra), alors que 200 000 tonnes sont mises chaque année sur le marché de l’UE : il faudrait doubler ce montant d’ici à 2012 pour atteindre l’objectif des 25%”
Dans l’Union Européenne, le taux de collecte moyen est d’environ 13.6%, précis le secrétaire général de l’Ebra, mais la France, l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique et les Pays-Bas collectent déjà 11 000 tonnes de piles et batteries usagées, à eux seuls.
Par ailleurs, à la date limite (26 septembre 2008) pour la transposition en droit national de la directive européenne sur ce sujet, seuls neuf Etats avaient intégrée cette directive dans leur législation (Autriche, Estonie, Hongrie, Irlande, Lettonie, Malte, Pays-Bas, Slovénie, Espagne). Aussi, le texte fixe des objectifs de valorisation des déchets pour les principales matières premières contenues dans les piles et batteries : 75% pour le nickel-cadmium, 65% pour le plomb et 50% pour les autres matériaux (cuivre, zinc, manganèse…). Cette directive européenne impose aussi au producteur la responsabilité de collecter les batteries au plomb et de les faire traiter chez un opérateur spécialisé.
La France, qui s’appuie toujours sur son décret de 2001, devrait publier un nouveau décret début 2009 pour se mettre en conformité avec la législation européenne, notamment sur le partage de responsabilité, estime le responsable d’Ebra.
Tout comme les sacs plastiques non-biodégradables, les piles et batteries usagées sont devenu le symbole de nos habitudes de consommation de “produits jetables” ou ayant une durée de vie limitée.
Source : AFP
