FRANCE — Une chaîne humaine de 5 000 à 10 000 manifestants s’est formée ce dimanche autour de la centrale nucléaire de Fessenheim. Les militants appellent à la fermeture immédiate de ce qui est la plus ancienne des installations nucléaires françaises encore en exploitation.
Venus de France, mais aussi d’Allemagne et de Suisse, ce sont plus de 5 000 manifestants qui se sont réunis ce dimanche pour former une chaîne humaine d’environ 5 km autour de la centrale nucléaire de Fessenheim, en Alsace.
Construite dans les années 70 et mise en service en 1977, l’ancienneté de la centrale nucléaire de Fessenheim provoque la colère des écologistes, qui entendent sa fermeture immédiate. Cette centrale nucléaire qui en 30 ans d’activité (de 1977 à 2007) a produit plus de 320 milliards de kilowatt-heures d’électricité, est bonne pour la casse selon les militants anti-nucléaire.
Cette manifestation fait suite à un article du Figaro paru cette semaine, qui indiquait que l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) entendait rendre ces prochains jours une autorisation d’exploitation de cette centrale nucléaire pour dix années supplémentaires. Manifestant leur opposition au projet, les militants entendent de leur côté que les autorités statuent en faveur d’un arrêt de l’exploitation de la centrale.
Arborant des pancartes déclarant « Aujourd’hui le Japon. Demain Fessenheim. », les manifestants se sont couchés sur la route pour un « die-in » et ont bruyamment frapper sur des bidons en métal, en scandant « Abschalten ! » (Débranchez en allemand).
Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’écologie, a affirmé qu’actuellement, aucune décision n’avait été prise pour la centrale. Prévu pour mi-novembre, le gouvernement attend le compte rendu des audits qui ont été demandés suite à la catastrophe de Fukushima. Rémi Verdet, porte-parole du mouvement « Sortir du nucléaire », affirme de son côté que les décisions rendus par le gouvernement pour cette centrale seront d’ordre politique et non liées à la sécurité.
Credit Photo : Flickr
