FRANCE — Face à l’opposition de Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Ecologie, et à la levée de boucliers de la grande distribution, les députés ont été contraints de rejeter l’instauration d’une taxe de 10 à 15 centimes d’euros sur les sacs plastiques non-biodégradables.
L’amendement qui avait pourtant été proposé et adopté mercredi dernier en commission des Finances de l’Assemblée nationale par des élus de la majorité (UMP et Nouveau Centre) a été rejeté Jeudi dernier par les députés de l’Assemblée Nationale. L’idée d’instaurer une taxe de 10 à 15 centimes d’euros sur les sacs plastiques non-biodégradables n’aura pas fait long feu.
Jean-Louis Borloo, se prononçait mercredi dernier contre cette mesure, quelques heures après son adoption par la commission des Finances, “qui n’est pas issue des discussions et conclusions du Grenelle de l’environnement“. De son côté, Eric Woerth, le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, s’est opposé à la taxe au nom du « pouvoir d’achat ». Selon le ministre du Budget “Le gouvernement n’y est pas favorable. On voit bien que l’opinion n’est pas prête à cela. C’est vraiment envoyer un signal d’augmentation de la fiscalité au cœur du quotidien.”
La mesure visait à réduire le nombre de sacs plastiques distribués dans la grande distribution et promouvoir la filière des sacs biodégradables et réutilisables.
