Publié le mardi 31 janvier 2012 à 07:12

Les autorités argentines en guerre contre le trafic d’animaux

Les autorités argentines en guerre contre le trafic d'animaux

Le trafic des animaux met en péril la survie de la biodiversité et demeure la deuxième cause de la destruction de celle-ci. En étant déportés de leur habitat naturel à un autre endroit, les animaux perdent l’équilibre nécessaire à leur bien-être et connaissent un frein dans leur reproduction. Malheureusement, le trafic des animaux a atteint des proportions inquiétantes dans le monde au point de créer une réelle menace pour la survie de plusieurs espèces animales. La lutte contre le commerce des animaux est entrée dans une phase importante en Argentine, depuis l’arrestation de Karel Abelovsky, un individu de nationalité tchèque qui se livrerait à ce genre d’activité. Ce monsieur a été arrêté à l’aéroport de Buenos Aires alors qu’il tentait de faire passer une quantité impressionnante d’espèces animales. Ces êtres vivants étaient placés dans des conditions déplorables et beaucoup d’entre eux étaient voués à une mort certaine à la fin du voyage. L’arrestation de Karel Abelovsky a déclenché la sonnette d’alarmes auprès des autorités argentines sur l’urgence de mettre fin à ce trafic illicite dans le pays.

Les animaux capturés par Karel Abelovsky

Karel Abelovsky était en partance pour Madrid, la capitale espagnole, et était prêt à monter dans l’avion. Tel un voyageur qui n’avait rien à se reprocher, il avait soumis ses bagages au contrôle aux rayons X. C’est à ce moment que les écrans ont laissé apparaître de la matière organique en mouvement dans l’une des valises de l’individu. L’ouverture de la valise en question a donné droit à un spectacle inattendu et inimaginable. Le voyageur tentait en effet de faire passer une belle diversité animale et il fallut beaucoup de temps pour identifier toutes les espèces présentes. Ce ne sont pas moins de 247 espèces qui devaient participer à ce voyage avorté, dont une grande quantité de reptiles. Il y avait ainsi des serpents dont une quinzaine de vipères venimeuses, une catégorie de reptiles appelée yarara (pouvant faire plus d’1m50 de longueur) et de jeunes boa. Ces reptiles étaient tous enfermés dans des boites transparentes ou en toile. Dans les habits de Karel Abelovsky étaient aussi cachés des araignées, des tortues, des crapauds, des couleuvres, des escargots et des lézards appartenant pour certains à des familles rares. Les animaux ont été convoyés aussitôt dans un zoo où les vétérinaires sont venus les inspecter. Certains d’entre eux étaient déjà morts tandis que d’autres étaient en très mauvais état. L’urgence était de les ramener rapidement dans leur univers naturel afin qu’ils évacuent le stress qui les habitait. L’arrestation de Karel Abelovsky a aiguillé les autorités argentines sur l’existence d’un réseau bien organisé dans le trafic d’animaux à travers l’Amérique Latine. Les autorités en question ont donc décidé d’appliquer certaines mesures pour arrêter les têtes pensantes et les animateurs de ce business.

Les autorités argentines en alerte maximale

Les autorités argentines ont jugé inacceptable le trafic de ces animaux qui met en péril la biodiversité animale dans le pays. Après l’arrestation de Karel Abelovsky, elles ont même avancé que ces animaux n’auraient pas pu être tous capturés par le trafiquant. Elles sont donc persuadées que celui-ci les aurait achetés pour une revente plus chère ailleurs. A partir de là, les autorités ont compris que ce monsieur n’était que la partie visible de l’iceberg et sont ainsi certaines de l’existence de toute une filière dans le pays. Pour les autorités argentines, ces animaux étaient probablement commandés par une personne que le trafiquant tchèque devait rencontrer à Madrid. C’est pourquoi, en collaboration avec les autorités espagnoles, des recherches sont en cours pour identifier toutes les personnes susceptibles d’attendre une telle commande. La sécurité aéroportuaire de Madrid a donc été alertée afin de faire des investigations sur de potentielles personnes qui devaient réceptionner le colis de Karel Abelovsky. A la suite de cette découverte, les autorités argentines ont jugé nécessaire d’entreprendre des actions plus vigoureuses pour mettre fin à ce trafic de sorte à ce que les frontières du pays ne soient plus traversées avec des animaux capturés. La police a été mise en alerte pour une vérification plus stricte des cargaisons sortant du pays. Des enquêtes sont en cours pour démanteler l’aile argentine de ce trafic d’animaux afin de préserver la biodiversité en Amérique Latine.

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