Le nouveau système d’étiquetage allemand pour les émissions de CO2 des voitures neuves fait polémique. Les autorités italiennes et françaises dénoncent un système qui entend mettre les petites cylindrées italiennes ou françaises sur le même plan que les grosses berlines allemande.
La chambre haute du Parlement allemand (Bundesrat), devra se prononcer ce vendredi sur le système d’étiquetage des véhicules neufs que souhaite appliquer l’Allemagne à ses voitures neuves. Le calcul des émissions de CO2 se baserait sur la masse des véhicules, une méthode dénoncée.
Par le biais d’un de ses représentants, l’ONG « Transport et Environnement » s’insurge de ce qu’elle nomme comme étant une « escroquerie » pour les conducteurs, qui consiste à leur faire croire qu’une grosse berline ou un gros 4×4 serait finalement un véhicule vert et économe. Elle appelle le gouvernement allemand à revoir le système de calcul derrière l’étiquetage, qu’elle estime trompeur pour les consommateurs.
L’Italie et la France ont saisis la Commission européenne pour contester cet étiquetage, qui mentionne la valeur absolue des émissions de CO2 des véhicules neufs, qu’ils estiment être une approche faussée de la réalité des émissions de CO2 et qui embrouillera les automobilistes dans leurs choix. Par ailleurs, ils dénoncent ce qu’ils considèrent comme une entrave à la libre circulation des marchandises, en donnant des informations erronnées sur l’impact environnementale des voitures qui aura pour effet de pénaliser les constructeurs français et italiens dans la classification des véhicules vendus sur le marché allemand.
Le gouvernement français dénonce un procédé qui placerait une Porsche Cayenne S hybride, qui émet 190 grammes de CO2 par kilomètre, sur le même plan qu’une Citroën C3 HDI 110 FAP qui émet 114 grammes de CO2 par kilomètre, simplement du fait que le premier véhicule pèse 2,3 tonnes contre 1,11 tonnes pour le second.
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