Publié le lundi 28 mars 2011 à 12:00

Le séisme au Japon ouvre la voie à une économie verte

Le séisme au Japon ouvre la voie à une économie verte

A l’heure où la catastrophe au Japon n’a pas fini d’apporter son lot de conséquences désastreuses pour l’environnement, la question de prendre réellement au sérieux les énergies vertes se pose véritablement. Et visiblement, les marchés financiers l’accusent.

Ainsi, les valeurs des énergies renouvelables ont gagné quelques points par rapport à l’indice vedette Dax par exemple, avec une chute des actions correlées à l’énergie conventionnelle RWE ou EON.

C’est ainsi qu’en creux, les actions liées au solaire connaissaient, une semaine après le tremblement de terre et les incidents à la centrale nucléaire de Fukushima, une embellie notable : Conergy en hausse de 18,06% à 0,37 euro, Q-Cells de 16,84% à 3,06 euros, Solarworld 14,20% à 8,72 euros, et Phoenix 7,31% à 23,00 euros.

Un véritable séisme boursier

Au total, le secteur nucléaire aura perdu près de 67 milliards de dollars en Bourse, soit un recul de 14% au cours de la dernière semaine.

Les difficultés de la centrale nucléaire font craindre aux marchés un recul durable de cette source d’énergie d’où la progression des énergies renouvelables, solaire en tête. Déjà, la position de l’Allemagne est arrêtée : le pays est déjà très largement peu ouvert à ce mode de production et Angela Merkel a laissé entendre que la réglementation sur les plus vieilles centrales serait des plus sévères.

Tepco (Tokyo Electric Power) l’opérateur de la centrale est bien sur au centre de la tourmente boursière. Outre posséder pas moins de 10 centrales, Tepco joue désormais dans la même cour que BP l’année dernière au moment de la marée noire dans le Golfe du Mexique (400 point contre 577 pour BP). La société entraine avec eux nombre de sous traitants et fournisseurs du nucléaire comme Toshiba.

Un tournant dans les finances ?

Quand on voit les conséquences financières et économiques qu’on eut tant les marées noires que le séisme au Japon, bouder les énergies fossiles et considérer la pollution de son épargne sont autant de pratiques qui vont très certainement donner le change dans les prochaines années.

A l’échelle de nos vies personnelles la question de savoir si l’on doit changer son assurance auto pour une assurance auto et un véhicule vert ; ou si l’on doit chauffer sa maison grâce à la biothermie, manger local et biologique semble toujours dérisoire par rapport aux pouvoirs et influences des grands groupes.

Au final, il est certain que de plus en plus l’économie mondiale et les finances risquent d’accuser le coup de telles catastrophes, orientant les choix énergétiques peu à peu vers d’autres modèles et ressources.

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