La baisse du trafic routier, aérien ou maritime liée au recul de la consommation et des investissements se traduit par une réduction des émissions de gaz à effet de serre et offre ainsi un répit à l’environnement.
Marc Fiorentino, président d’Euroland finance, ironise “La crise a fait plus en un mois pour l’environnement que tous les Grenelle de l’environnement du monde“.
La crise financière ne doit pas servir de prétexte pour arrêter d’investir dans une économie sobre en carbone, a mis en garde l’économiste Nicholas Stern à plusieurs reprises dans la presse britannique, ces derniers jours.
Au contraire, elle “pourrait être utilisée à bon escient” pour promouvoir les investissements dans l’efficacité énergétique, estime-t-il.
Les énergies renouvelables et le développement durable sont donc au devant de la scène face à la crise financière, dite systémique.
La crise économique et la crise écologique “se croisent et appellent des réponses communes“, a estimé la secrétaire d’Etat française à l’écologie Nathalie Kosciusko-Morizet dans le quotidien Le Monde daté de vendredi.
“Le Grenelle ajoute une tout autre dimension en additionnant économie et écologie. Nous ne sommes plus dans les années 1980 : l’écologie n’est plus cette imprécation marginale, la croissance verte n’est pas un slogan… Nous avons changé de monde [...] la crise économique et la crise écologique témoignent des mêmes erreurs. Et réclament des corrections semblables. Elles appellent de la régulation, plus de régulation… Nous demandons depuis des années la création d’une organisation mondiale de l’environnement qui s’empare du débat sur la surproduction, la surconsommation” a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet.
Source : Romandie
