Le Canada, pays organisateur des 21e Jeux Olympiques d’hiver qui se tiendront du 12 au 28 Février 2010 à Vancouver, mise sur les énergies renouvelables et prétend à la palme écologique. En effet, le comité d’organisation propose pour cette occasion, un modèle olympique vert.
En privilégiant la durabilité, le comité d’organisation place les JO de Vancouver sous le signe du développement durable en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).
L’aventure écologique commence le 29 Octobre 2007 au siège de l’ONU à New-York, date à laquelle le comité d’organisation des Jeux Olympiques et paralympiques d’hiver 2010 à Vancouver et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement ratifient une entente visant à améliorer la performance environnementale au cours de Jeux Olympiques d’hiver 2010. Cette entente vise aussi à sensibiliser le public à la protection de l’environnement et au développement durable.
Bien qu’ils ne durent que quelques semaines, des événements exceptionnels tels que les Jeux Olympiques nécessitent la réalisation de grands travaux sur plusieurs années (infrastructures, équipements, complexes d’hébergement…). Donnant lieu à une exploitation intensive des ressources naturelles et pouvant laisser dans leur sillage un environnement plus ou moins dégradé.
Le comité d’organisation des JO de Vancouver 2010 s’était engagé alors à laisser derrière le passage des Jeux Olympiques un héritage durable et à fournir des moyens innovants qui atténueront leur empreinte écologique avant, pendant et après les Jeux Olympiques. Dans le cadre de l’entente co-signée par le PNUE et le COVAN, ceux-ci ont donc travaillé en collaboration dans le but d’élaborer et de diffuser de l’information sur l’environnement et de sensibiliser le public aux enjeux liés à l’environnement dans le cadre des Jeux d’hiver de 2010.
Les 20e Jeux Olympiques et paralympiques d’hiver 2006 à Torino avaient marqués les esprits en se présentant comme la première grande manifestation sportive véritablement écologique jamais organisé en Europe. Aujourd’hui, les JO d’hiver de Torino sont reconnus pour avoir levé la barre environnementale pour des événements olympiques. C’est dans cette suite logique que le COVAN vise un modèle olympique vert, élevant la barre encore plus haut en tentant d’organiser les Jeux les plus durables et les plus verts de l’histoire.
Petit tour d’horizon d’une partie des solutions écologiques et respectueuses de l’environnement proposées par le comité d’organisation des Jeux Olympiques et paralympiques d’hiver 2010.
Évaluation environnementale
Le comité d’organisation des Jeux Olympiques a soumis à une évaluation environnementale chaque site de compétition de Vancouver 2010. La conception des sites a été améliorée grâce aux résultats des évaluations, particulièrement en tenant compte des commentaires du public et des intervenants.
L’Anneau olympique de Richmond

© VANOC/COVAN
Le toit de ce batiment a été fabriqué en bois endommagé par des insectes qui colonisent et tuent les arbres en Colombie-Britannique. D’une surface de 100 m par 200 m, ce toit est la plus grande surface jamais construite avec du bois considéré autrefois comme inutilisable. L’avantage est aussi de mettre en lumière la possible utilisation de ce bois, ce qui pourrait encourager son utilisation dans d’autres domaines et diminuer par la même occasion l’impact économique et écologique de l’épidémie d’insectes qui déciment beaucoup d’arbres en Colombie-Britannique. Il est bien sur évident, que dans une démarche écologique on préfère utiliser le bois d’arbres mort, celà évite de tuer des arbres.
Ce batiment a été concu de manière à récupérer les eaux de pluie. La majeure partie de l’eau de pluie recueillie est utilisé pour alimenter les chasses d’eaux des toilettes de ce complexe sportif. Le reste de l’eau est entreposé dans une mare située devant le batiment et sert pour l’irrigation des arbres et l’arrosage de l’aménagement paysager. Ce système permet donc d’une part de ne pas utiliser de l’eau potable là ou il n’y en a pas besoin et d’autre part de faire des économies d’eaux considérables à terme.
La chaleur résiduelle provenant de la fabrication de la glace est captée et réutilisée pour les systèmes de chauffage et de refroidissement du batiment, ainsi que pour la production d’eau chaude. La surface de glace représentant l’équivalent de 6 terrains de hockeys sur glace génère en conséquence énormement de chaleur résiduelle.
Les grandes baies vitrées du batiment permettent d’apporter beaucoup de lumière à l’intérieur, ce qui favorise une baisse de consommation d’électricité. C’est une solution simple, mais relativement efficace.
Enfin, après les Jeux Olympiques le complexe deviendra un installation d’entraînement et de compétition pour plusieurs sports paralympiques et servira aussi de centre multisports et de bien-être.
Vous trouverez des informations sur les différentes solutions écologiques liées aux différents sites et installations sur le site officiel des JO d’hiver 2010 (Sites olympiques).
Les médailles de Vancouver 2010 en partie recyclées
Outre des oeuvres d’arts uniques et originales, les médailles réalisées pour les Jeux Olympiques de Vancouver comprennent dans leur composition, des matériaux recyclés provenants d’appareils électroniques inutilisables.
Flotte de bus à hydrogène et réduction de l’empreinte carbone
Les sites olympiques ne disposent d’aucun stationnement pour les visiteurs et l’utilisation des voitures sera interdite. Le réseau olympique d’autobus sera donc indispensable pour les déplacements des détenteurs de billets et de la main-d’oeuvre des Jeux. Pour l’occasion le COVAN a mis en place la plus importante flotte de bus à hydrogène du monde, ils relieront Whistler et Vancouver. L’avantage de ces bus est qu’ils sont pratiquement silencieux et qu’ils ne rejetent que de la vapeur d’eau.
Site Officiel des JO d’hiver 2010 à Vancouver : http://www.vancouver2010.com/fr/
