CANADA — Les gouvernements du Canada et de l’Alberta ont annoncés la semaine dernière avoir signés une entente avec la compagnie pétrolière Shell. Le but est d’assurer le financement du projet Quest visant à capter et à stocker les émissions de CO2 produites par la valorisation des sables bitumineux de l’Athabasca.
L’entente signée avec Shell, engage l’Alberta et le Canada a assurer un financement de 865 millions de dollars ($CAD) pour le projet Quest d’injection de CO2. L’objectif de ce projet est de capter et de stocker en profondeur, et de manière permanente, plus d’un million de tonnes de CO2 par an. Ces émissions de CO2 sont issus des traitements appliqués au pétrole lourd extrait des sables bitumineux de l’Alberta, dans l’usine de Scotford.
Ce projet, prévu pour 2015, serait la première application de la technique de captation et de stockage de CO2 dans le cadre de l’exploitation de sables bitumineux. Une technique qui selon l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), est la seule permettant d’atténuer les émissions de CO2 dans le cas des traitements effectués par l’usine de Scotford.
Selon les estimations si le projet Quest démarre rapidement, le potentiel de réduction d’émissions permettrait d’atteindre sur ce seul point 20% de l’effort total que doit faire le Canada pour réduire ses émissions de CO2 d’ici à l’horizon 2050. Par ailleurs, l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) estime que les coûts de réduction de ces émissions de CO2 seraient supérieur de 70% sans l’utilisation de la technique de captation et de stockage.
Shell indique que ce projet permettra dans un premier temps de réduire l’empreinte carbone liée à l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta par la compagnie. Il permettra dans un second temps d’enrichir les connaissances mondiales dans le domaine et influencera le développement d’initiatives semblables à travers le monde.
La compagnie pétrolière s’est aussi engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre en rationalisant sa gestion de l’eau.
Credit Photo : Flickr
