A la conférence annuelle de la Société américaine pour l’avancement de la science, qui s’est tenue à Vancouver le samedi 18 février dernier, une étude a montré le rôle du réchauffement climatique dans la survenue des feux de forêt, particulièrement en Colombie-Britannique, dans l’ouest du Canada. Les auteurs de l’étude, ont expliqué que les variations climatiques sont à la base de la fréquence de ces feux qui entraînent annuellement 340 000 morts environ dans le monde, majoritairement par asphyxie due aux fumées .
On trouve dans la revue Enviromental Health Perspectives, les conclusions de cette étude qui a mis en lumière les feux de forêt comme une des conséquences du réchauffement climatique. En effet, la végétation, devenue de plus en plus sèche dans plusieurs endroits du monde, se transforme en un énorme brasier à la moindre étincelle. Dans cette étude, il a été relevé que ce changement climatique influence aussi les courants marins. On se rend compte que lorsqu’ils sont plus chauds que la normale, le nombre de morts engendré par ces courants est en augmentation. L’exemple de El Nino, un courant marin du Pacifique bien connu en Amérique du Sud, est sidérant, car lorsqu’il est trop chaud, le taux annuel de mortalité lié aux feux de forêts passe pratiquement au double, soit 532 000 morts.
Le réchauffement climatique, entraînant ces feux de brousse contribue à la perte drastique des forêts dans le monde. Selon Mike Flanningan, professeur à l’Université d’Alberta, il faut craindre que ces incendies, en perpétuelle augmentation, deviennent un jour incontrôlables, alors qu’entre 350 à 400 millions d’hectares de forêt partent déjà en fumée dans le monde. Ce professeur s’est lancé dans des prévisions très inquiétantes pour l’Alaska et la Colombie-Britannique. Dans le quotidien The Globe and Mail, il affirme que ces régions situées dans l’ouest du nord américain pourraient connaître jusqu’à 6 fois plus d’incendies dans l’avenir. Le professeur Flanningan souhaiterait que ces prévisions soient prises au sérieux, surtout pour l’Alaska qui a perdu 1000 kilomètres carrés de forêt en 2007, suite à un incendie d’une densité jamais observée dans la région depuis 12 000 ans. En outre, il a fait remarquer qu’au Canada, les feux de forêts s’étendent, de plus en plus, sur de longues durées, un signe qui montre que l’avenir ne serait pas très radieux, si rien n’est fait pour contrer le réchauffement climatique.
Seuls des comportements responsables peuvent permettre de freiner ces feux de forêts. Mais vue qu’on a parfois du mal à faire le lien entre le réchauffement climatique et les incendies de forêts, ce genre de conférences ne doit pas être réservé seulement aux scientifiques. Toutes les couches sociales devraient être associées à ces rencontres et des explications claires doivent être données pour que les gens tournent définitivement le dos à certaines attitudes.
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