C’est à l’est de l’Europe, qu’on dénombre le plus de décès dus au froid. Dans cette partie du vieux continent, les températures sont descendues très bas, plongeant des régions entières dans un froid polaire. Le 7 février, les autorités Ukrainiennes ont annoncé un total de 136 décès, dont 112 étaient directement liés à la vague de froid. Après avoir annoncé ce triste bilan, les autorités ont interrompu la publication du nombre de morts. À part l’Ukraine, plusieurs décès sont également à signaler en Serbie, en Croatie, en Bosnie, au Monténégro, en Albanie et en Macédoine. En Italie, les autorités ont, pour leur part, annoncé plusieurs dizaines de morts dus aux intempéries. La Pologne enregistrait elle aussi 77 décès, le 9 février, en plus de la cinquantaine de morts causée par des poêles en mauvais état. On recense par ailleurs d’autres morts dans les pays suivants : Roumanie, Hongrie, Slovaquie, Allemagne, Autriche, Grèce, Pays-Bas, République tchèque, Lituanie, Lettonie, et Estonie.
Le froid qui s’est abattu sur l’Europe a entraîné d’autres conséquences et poussé certains pays à prendre des mesures inédites. Les pays des Balkans sont les plus touchés. Ainsi, en Serbie, les chutes de neige ont formé des blocs de glace qui ont interrompu le trafic fluvial sur le Danube qui était entièrement impraticable, il y a 10 jours. La neige a, en outre, pris au piège des dizaines de milliers de personnes dans les villages reculés de la Serbie, de l’Albanie, de la Croatie, de la Bosnie, de l’Albanie, de la Macédoine et du Monténégro. En Ukraine, un pays durement touché, plus d’une centaine de bateaux étaient bloqués dans le détroit de Kertch. On a dû ainsi recourir à des brise-glaces qui, dans un premier temps, n’ont pas pu les aider à sortir du détroit, en raison des conditions climatiques. Pour cette raison, le ferry faisant la liaison entre la Crimée (une péninsule ukrainienne) et Krasnodar (en Russie) via le détroit de Kertch a aussi cessé de fonctionner.
En Bulgarie, les autorités ont annoncé, l’interruption des exportations d’électricité vers la Grèce, la Serbie, la Macédoine et la Turquie, afin de mieux satisfaire la demande locale. Ce pays exporte en moyenne 1 000 mégawatts d’électricité par heure vers ses voisins. Mais, la hausse des besoins énergétiques a entraîné une pénurie locale, selon le ministère de l’Économie et de l’énergie. Ainsi, certains villageois se sont retrouvés coupés du monde et privés d’électricité et de pain. En Turquie, les chutes de neige ont occasionné des perturbations du transport aérien et routier. Ainsi, plusieurs dizaines de vols nationaux et internationaux ont été annulés tandis que plus de 2000 routes de campagne ont été fermées à la circulation dans le nord-est, l’est et le centre du pays. Dans ces provinces en parti enclavées, les écoles ont du aussi fermer leurs portes.
Quant à l’Allemagne, elle a, pour la première fois, été contrainte de puiser dans ses propres réserves de production d’électricité, suite à la demande formulée par les quatre principaux opérateurs de réseaux du pays. Ces réserves de production sont des centrales qui ont été mises en place pour éviter les pénuries. Les opérateurs ont ainsi sollicité la mis en service de la centrale au charbon de Mannheim (sud) et de 2 autres unités de réserve en Autriche.
