CANADA — Pointée par un rapport de l’Observatoire de la Consommation Responsable (OCR) de l’Université de Sherbrooke, la multiplication des labels verts non-officiels sur les produits ménagers sème le trouble chez les consommateurs. Sur le marché des produits ménagers, pas moins d’une quarantaine de logos verts ont été dénombrés.
Pourtant comme le précise Caroline Boivin, chercheur à l’Université de Sherbrooke, au Canada il n’existe que deux écolabels officiels : « Ecologo » et « Choix Environnementale ». Portant sur l’analyse de 840 produits de 123 marques différentes, la multiplication des labels environnementaux constatées sur les produits ménagers représente un risque de confusion dans l’esprit des consommateurs. C’est pourquoi, les chercheurs invitent les fabricants à se tourner vers des labels officiels.
Le rapport rendu public ce mardi se base sur l’étude des pratiques de marketing verts pour les produits ménagers sur le marché québecois. On imagine très bien que parmis les labels environnementaux non-officiels, certains sont clairement conçus pour des campagnes de « greenwashing ».
Par ailleurs, on retrouve parmi ces labels, des certifications environnementales conçues par les fabricants eux-même et réalisées selon des critères imprécis. Les chercheurs ont observés que seulement 12% des produits ménagers vendus au Québec portent un label environnemental officiel et vérifié.
Une surabondance d’écolabels, d’une qualité variable, crée la confusion chez les consommateurs, mais aussi chez les professionnels. Avec ce phénomène, la certification environnementale qui est censé apporter du crédit à un produit, génère finalement méfiance et confusion chez les consommateurs. Par ailleurs, le rapport indique que sur 30% des produits affichants un écolabel officiel, on retrouve un écolabel maison.
Credit Photo : M.Minderhoud
