L’utilisation du gaz de schiste de plus en plus controversée

La volonté de réduire la dépendance de leurs pays envers les principaux producteurs de gaz naturel a conduit de nombreux gouvernements à porter un intérêt croissant au gaz de schiste. La part du gaz de schiste dans la production de gaz naturel est en forte croissance et de nombreux pays veulent tenter l’aventure. Cette stratégie est toutefois décriée par les associations écologistes qui dénoncent les impacts négatifs de cette forme de gaz naturel sur l’environnement. Les gouvernants pris entre deux feux essaient de trouver l’équilibre entre les intérêts économiques et écologiques.
Le gaz de schiste, également connu sous le nom de « gaz de shale » ou « gaz de roche-mère » est extrait de terrains riches en schiste. Les schistes riches en gaz sont des roches sédimentaires argileuses à l’aspect feuilleté. Le gaz de schiste était, au début, produit à partir de schistes naturellement fracturés mais la faible rentabilité de la technique et la relative perméabilité de la matrice rocheuse des schistes ont conduit au développement d’autres techniques. Les techniques actuelles nécessitent une fracturation artificielle de la roche afin de libérer les bulles de gaz piégées par la roche. La technique la plus couramment utilisée est dite "technique de fracturation hydraulique". Cette technique, qui permet une récupération de l’ordre de 20 à 40% du gaz contenu dans la roche, s’appuie sur un forage directionnel (le plus souvent horizontal).
La technique de fracturation hydraulique, qui constitue la technique la plus économiquement rentable, a été développée par l’entreprise américaine Halliburton. Un nombre important de puits doivent être forés pour permettre une extraction optimale du gaz avec la technique de la fracturation hydraulique. D’énormes quantités d’eau combinées à des additifs doivent être injectées sous pression dans la roche pour induire sa fracturation et libérer le gaz qu’elle renferme. Chaque puits doit être fracturé plusieurs fois afin que soit libérée la plus grande partie du gaz. Au nombre de ces additifs utilisés pour la fracturation hydraulique, on retrouve du sable, des détergents, des lubrifiants et des biocides. Le sable a pour fonction principale d’empêcher que les micro-fractures se referment, tandis que les détergents accroissent la libération du gaz. Les biocides, quant à eux freinent le développement des bactéries pendant que les lubrifiants facilitent la circulation du sable vers les micro-fractures. Les puits actuels sont forés sur des formations rocheuses datant du paléozoïque au mésozoïque.
Quoique les premières exploitations de gaz de schiste datent de près d’une centaine d’années, la production de gaz de schiste est longtemps demeurée marginale en raison de la faible compétitivité de cette forme de gaz par rapport au gaz naturel conventionnel. En 2000, la forte embellie qu’a connue le prix du gaz naturel a accru l’intérêt jusque là porté au gaz naturel. Le nombre d’exploitations commerciales a fait un grand bond notamment aux USA et au Canada. Le principal enjeu actuel du gaz de schiste est de brider le dictat de la Russie, du Qatar et de l’Iran sur les cours du gaz. Ces derniers, qui sont les principaux fournisseurs de l’Europe en gaz naturel, n’hésitent pas à renchérir sur le prix de ce combustible dont dépendent fortement les européens.
Les européens, qui ont accusé un net retard sur l’exploitation du gaz de schiste, tentent de s’organiser en vue de réduire leur dépendance vis à vis de l’extérieur. La France et la Pologne seraient, selon les dires de l’Agence Internationale de l’Energie, les pays européens dont les potentiels de production seraient les plus importants. Cependant les incidences négatives liées à l’exploitation du gaz de schiste ont conduit les législateurs européens à une plus grande sévérité dans l’attribution de concessions concernant le gaz de schiste.
La France a, par exemple, interdit l’utilisation de la fracturation hydraulique, jugée trop polluante. Cette dernière est susceptible de contaminer les nappes aquifères. L’exploitation du gaz de schiste induit également des fuites fugitives de méthane et de sulfure d’hydrogène (H2S). Le premier est un gaz à effet de serre tandis que le second est toxique et explosif. La nécessité de forer un grand nombre de puits fait de la technique de fracturation hydraulique une technique fortement dommageable pour la nature et le paysage. L’exploitation requiert une logistique très importante qui contribue à accroître la pollution atmosphérique et sonore. Les associations écologistes n’ont de cesse de fustiger le gaz de schiste qu’elles accusent de freiner le développement des énergies renouvelables.
La réalité est que le remplacement du charbon par le gaz naturel peuvent réduire le CO2 d’au moins 50%. Pourquoi les Verts en ignorant ce fait ? Le charbon tue des milliers par an et il est prouvé dangereux. Le récit entourant le gaz de schiste est pleine de fiction, mais pas des faits.
Quant à la controverse, le président Obama a donné une approbation forte et enthousiaste au gaz de schiste dans son discours État de la Nation hier soir.
Qui croire ? Le président ou un gars de You Tube. Le mouvement contre le gaz de schiste est essentiellement un mouvement contre la science.
Réponse à M. Nick Grealy .
D’accord que le charbon n’est pas écologique mais la fracturation hydraulique pour extraire le gaz de schiste utilise énormément de produits chimiques qui permettent de fracturer de la roche !!! Et parmi les produits chimiques, certains sont neurotoxiques donc extrêmement dangereux, mille fois plus que le CO2. Si la fracturation devait se faire dans le nord du Québec il n’y aurait pas un gros impact car ce ne sont pas des terres agricoles et la population est presque inexistante. C’est ça le vrai problème, les compagnies pétrolières font leur fracturation sur toutes les meilleurs terres agricole du Québec c’est à dire le long du fleuve St Laurent. Les produits chimiques de fracturation combinés avec d’énorme force de pression hydraulique produisent des mini séismes sous terre et créent des milliers de fissure par lesquels les liquides de fracturation transitent et finissent , cela peux prendre un certain temps, par rejoindrent les nappes phréatiques. Les agriculteurs utilisent l’eau des nappes phréatiques pour nourrir la communauté locale, pour l’irrigation des terres cultivées, et des élevages d’animaux donc contamination de toute la chaîne alimentaire.
Nous avons la chance au Québec, contrairement à plusieurs pays du monde, d’avoir de grandes réserves de ce que l’on appelle l’Or Bleu c’est-à-dire de l’eau potable de qualité.
Et là, c’est toute la région le long du fleuve St Laurent qui risque une contamination.
Visiblement M. Grealy vous ne connaissez pas trop le sujet car la majorité des ingénieurs et scientifiques du Québec sont contre la fracturation hydraulique ! Alors c’est vraiment la science qui est contre le gaz de schiste et donc contre les intérêts financiers !
1.Réaction de Nick Grealy :
Le 25 janvier 2012 à 19:23
"Quant à la controverse, le président Obama a donné une approbation forte et enthousiaste au gaz de schiste dans son discours État de la Nation hier soir.
Qui croire ? Le président ou un gars de You Tube"
Le président Obama fait mention d’une compagnie énergie dans son grand discours et il va en faillite instantanément
http://www.businessinsider.com/the-...
un gars de You Tube loll