Le 09 février dernier, les climatologues français membre du Groupe d’Experts sur l’évolution du climat (Giec), présentaient leurs simulations sur les évolutions possibles du climat de notre planète. Si on s’en tient aux chiffres fournis à cette occasion, le climat de la terre devrait croître de 2 à 5°C en moyenne d’ici la fin du siècle.
En se basant sur les dernières découvertes sur le climat, les experts du CNRS (Centre National de recherches Scientifiques), de Météo France et du CEA (Haut Commissariat à l’énergie Atomique) ont mis au point deux modèles climatiques numériques. Ces modèles étaient destinés à tester 4 hypothèses qui allaient du meilleur au pire des scénarios concernant l’évolution du climat terrestre. Cette simulation prenait en compte de nouveaux paramètres tels que l’effet des nuages ainsi que l’absorption du CO2 atmosphérique par les eaux des océans. Elle incluait également les mesures éventuelles qui seraient prises par les gouvernants du monde en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère terrestre. En extrapolant toutes ces données à l’aide d’ordinateurs, les chercheurs ont déduit que le climat de la planète devrait connaître une hausse allant de 2 à 5°C d’ici 2100, comparativement à la température moyenne sur terre avant l’ère industrielle. Les prévisions des experts français correspondent parfaitement à celles émises par le dernier rapport du Giec, qui date de 2007. Le principal facteur mis en cause demeure et reste les émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique. Ainsi, paradoxalement à cette chute exceptionnelle de température qui frappe le continent européen ce mois de février, la température globale de la planète est en constante hausse.
Le véritable challenge, comme l’ont souligné les experts français, concerne les prévisions météo sur les décennies à venir. Contrairement à ce qu’on serait amené à penser, il est plus aisé, en termes de climat, de faire des prévisions sur un siècle que sur dix ans. En effet, la variabilité naturelle est plus intense sur une courte période que sur une longue période. Les experts français ont souhaité que le prochain rapport du Giec se focalise sur les décennies à venir. Un effort devrait également être fait en vue de prédire les effets du changement climatique sur chaque région du globe. En effet, jusqu’ici, les rapports des experts du Giec, organe consultatif par excellence sur le changement climatique, traitaient des effets d’ensemble du changement climatique. Une régionalisation des prévisions permettrait aux gouvernants de planifier les mesures à prendre. Bien qu’encore imparfaits, les simulations numériques demeurent, à l’heure actuelle, le seul outil dont se servent les climatologues pour effectuer leurs prévisions. On ne dispose en effet d’aucune donnée concernant les réchauffements passés du climat terrestre. Les climatologues français ont souligné que l’objectif principal de ces simulations était d’apporter des réponses plus précises aux questions que se posent les entreprises ayant en charge la construction d’infrastructures, les élus et les personnes chargées de réfléchir sur les mesures à prendre en vue de s’adapter aux conséquences du réchauffement climatique. La température du globe a déjà augmenté d’un degré Celsius depuis la période préindustrielle. La communauté internationale, dans son ensemble, s’est fixé comme objectif de limiter cette hausse de température à 2°C. Cependant, les mesures à prendre pour atteindre cet objectif continuent de diviser.

Réactions des visiteurs