Publié le lundi 30 janvier 2012 à 08:08

Alimentation et réchauffement climatique

Alimentation et réchauffement climatique

Afin de survivre, il est primordial pour l’être humain de se nourrir de façon équilibrée. Par conséquent, il doit exécuter des activités lui permettant d’obtenir des ressources alimentaires en quantité suffisante. Ainsi, il doit produire et distribuer les diverses denrées alimentaires qui lui sont nécessaires. Paradoxalement, l’exécution de ces activités a de sérieuses conséquences sur l’environnement dans la mesure où elle entraîne un phénomène de destruction très important qu’est « l’effet de serre ».

L’effet de serre

Le principe des serres repose sur le maintien d’une température élevée de manière permanente de sorte à constituer un piège à rayonnement. Par analogie, le mécanisme naturel de réchauffement continu de notre planète est appelé « effet de serre ». Ce phénomène, quoique bénéfique à la base, s’avère très nuisible pour l’environnement s’il est permanent et si la température atteint des niveaux élevés. En effet, ce phénomène provoque une recrudescence des catastrophes naturelles (inondations, tsunamis, pluies torrentielles, tempêtes...) ainsi que de nombreux dérèglements climatiques. Il est par ailleurs favorisé par l’émission et la concentration dans l’atmosphère de certains gaz aussi connus sous le nom de gaz à effet de serre (GES).

Les gaz à effet de serre

Les principaux gaz à effet de serre classifiés comme polluants par le protocole de Kyoto sont (par ordre d’importance dans l’atmosphère) :

  • la vapeur d’eau (H2O),
  • le dioxyde de carbone (CO2) ou gaz carbonique qui contribue au réchauffement climatique en empêchant la réémission vers l’espace de l’énergie thermique reçue au sol sous l’effet du rayonnement solaire, la conservant de facto dans notre atmosphère,
  • le méthane (CH4),
  • le protoxyde d’azote (N2O), également appelé oxyde nitreux ou gaz hilarant,
  • les chlorofluorocarbures ou CFC qui sont responsables pour une bonne part de la destruction de la couche d’ozone (couche protectrice de notre planète contre les rayons ultra-violets émis par le soleil) en enlevant un atome d’oxygène aux molécules d’ozone (O3). Leur effet néfaste persiste dans le temps, compte tenu de leur lente dégradation dans l’atmosphère.

Comment la production alimentaire favorise-t-elle l’émission des gaz à effet de serre ?

La production d’aliments se fait soit par culture ou élevage (on parle alors de production primaire), soit par transformation des produits primaires (on parle alors de production secondaire). Au cours de ces processus, différentes activités exécutées contribuent à l’augmentation des gaz à effet de serre. A titre d’exemple :

  • L’utilisation massive de combustibles fossiles (charbon, produits pétroliers et gaz naturels) dans l’industrie agro-alimentaire dégage d’importantes quantités de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.
  • La déforestation pour la mise en terre de culture ou pour l’élevage de pâturages augmente également les rejets de CO2 dans l’atmosphère. En effet, ces activités ont une capacité d’absorption du dioxyde de carbone qui n’égale pas celle qui est générée par la dégradation des végétations détruites. Ainsi, le surplus de CO2 demeure dans l’atmosphère.
  • L’élevage du bétail, c’est-à-dire l’élevage d’animaux ruminants, favorise la formation et l’émission du méthane qui est dégagé suite à l’oxydation d’excréments. Les cultures effectuées sur des surfaces inondées (cultures céréalières principalement) entraînent également une augmentation des émissions de méthane.
  • L’utilisation de produits azotés, en l’occurrence d’engrais, de fumier et de lisier dans l’agriculture, entraîne de fortes augmentations des émissions de protoxyde d’azote (N2O). En effet, après épandage de ces produits dans le sol, ceux qui n’ont pas été utilisés par les plantes subissent un phénomène de dégradation assuré principalement par les organismes biologiques de la microflore du sol (bactéries, actinomycètes, champignons, algues, levures). Cette dégradation aboutit à l’émission du protoxyde d’azote de façon permanente dans le temps (de l’ordre de 100 ans).

Le phénomène de dégradation concerne également les pesticides (substances chimiques utilisées pour lutter contre les parasites attaquant les plantes). Dans ce cas il sera produit du dioxyde de carbone et de la vapeur d’eau.

La commercialisation des produits alimentaires

La commercialisation des produits alimentaires inclut leur conditionnement, leur transport et leur conservation. Le transport des denrées alimentaires sur de longues distances se fait grâce à des engins utilisant comme carburants le gasoil ou le kérosène et dont la combustion dégage de fortes quantités de CO2 dans l’air. Les ressources utilisées pour le conditionnement des denrées alimentaires nécessitent une forte activité de déforestation en back office (utilisation d’emballages en bois ou en sachets), ce qui entraîne comme précédemment mentionné une augmentation des émissions du CO2 dans l’atmosphère. La conservation réfrigérée et climatisée des produits alimentaires est effectuée principalement avec l’utilisation des CFC, car ils sont ininflammables, très peu coûteux à fabriquer et extrêmement stables.

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