L’hypothèse évoquée début juillet par le gouvernement français d’une sortie du nucléaire d’ici à 2040-2050, et de réduire de 50% la part du nucléaire en France d’ici 2030 est un scénario techniquement réalisable, mais compliqué à réaliser selon l’entreprise en charge du réseau public de transport de l’électricité (RTE).
Publié ce vendredi, le bilan prévisionnel de RTE se base sur un scénario visant une réduction de 50% de la part du nucléaire dans la production d’énergie en France. Selon RTE, ce scénario implique une meilleure maîtrise de la consommation d’électricité, un renforcement important de la prodution d’énergie renouvelable et le doublement de la capacité actuelle des lignes d’interconnexion entre la France et ses pays voisins.
La part du nucléaire dans la production d’électricité était de 74% en 2010. Dans son scénario de référence, RTE estime que la part de nucléaire en 2030 devrait objectivement représenter environ 68% de la production d’électricité en France.
Dans un entretien aux Echos publié ce vendredi, Dominique Maillard, le président de RTE a indiqué qu’une réduction de 50% de la part du nucléaire est techniquement réalisable mais que ce sera un véritable défi à relever pour la France, notamment en terme de calendrier.
Le bilan provisionnel publié ce vendredi indique que dès 2016, selon le scénario d’une réduction de 50% du nucléaire, la sécurité des approvisionnements en électricité de la métropole ne serait plus assuré et qu’un risque de défaillance important apparaît. Pour assurer la sécurité des approvisionnements électrique, la France devra effectuer des investissements très importants dans les énergies renouvelables.
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