FRANCE — Selon un rapport remis ce vendredi au ministre de l’écologie, les cours d’eau se trouvant aux alentours des sites nucléaires français ne comportent pas de pollution posant des risques sanitaires ou environnementaux.
Peu après l’incident du 7 juillet dernier lors duquel 30 mètres cubes de liquide, composé en partie d’uranium, s’était infiltrés dans la nappe phréatique et dans une rivière près du site de Tricastin dans la Drôme. Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement et de l’aménagement durables, avait commandé une étude permettant d’évaluer les risques sanitaires autours des sites nucléaires français.
Le comité chargé du rapport écrit que, selon les informations des autorités de sûreté nucléaire, de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire et des exploitants, « l’état radioécologique des nappes phréatiques sous et autour des sites nucléaires ne pose globalement pas de problème significatif ».
Des traces radioactives auraient été constatées sur d’ancien sites de stockage de déchets, néanmoins le haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire, indique que le niveau de radioactivité est inférieur aux niveaux recommandés par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Ces anciens sites de stockage font l’objet « de longue date d’une surveillance et d’une attention renforcée ».
Dans ce rapport figure 18 recommandations afin de faciliter l’information, créer une échelle de communication pour les pollutions nucléaires et développer une expertise diversifiée et indépendante.
Jean-Louis Borloo s’engage à améliorer l’information au public, « Je prends l’ensemble des 18 recommandations pour moi et j’en suis le garant ». Il a ajouté qu’il allait « saisir son collègue de la défense » sur la question de l’information relative aux installations qui relèvent de l’Autorité de Sûreté Nucléaire de Défense (ASND).
