JAPON — Naoto Kan, le Premier ministre du Japon, a annoncé ce samedi que les opérations de décontaminations et de démantèlement de la centrale nucléaire de Fukushima pourrait prendre plusieurs dizaines d’années.
Dans une allocution sur la chaîne de télévision NHK, Naoto Kan a présenté un calendrier approximatif pour les opérations de nettoyage et de démantèlement de la centrale nucléaire. Il a indiqué que la gestion des conséquences de l’accident nucléaire prendra plusieurs décennies, et que le combustible nucléaire fondu des réacteurs pourrait être retiré vers 2021.
Tepco, l’opérateur en charge de la centrale nucléaire de Fukushima, envisage de réduire les fuites radioactives d’ici fin juillet. La société a indiqué dans un communiqué qu’un système de refroidissement stable a été mis en place, celui-ci laisse envisager l’arrêt des réacteurs d’ici janvier 2012. Goshi Hosono, ministre en charge de la gestion des conséquences de l’accident nucléaire, a précisé que le 19 juillet le gouvernement présentera un calendrier et un programme de décontamination du site.
Cette semaine, le gouvernement japonais a été saisi par des associations de résidents de la ville de Fukushima qui demandent l’évacuation des femmes enceintes et des enfants. Située à 60 kilomètres de la centrale nucléaire, cette ville de 300 000 habitants observe des taux de radioactivité dans ses sols plus élevés que ceux ayant entraîné l’évacuation de la zone de Tchernobyl. Actuellement la limite légale japonais fixe la radioactivité à 10 000 bg/kg, la ville de Fukushima en serait à des taux de 46 000 bg/kg.
Pour l’heure, l’état des lieux du gouvernement japonais ne concerne que le site de la centrale nucléaire de Fukushima qui est effectivement dans une situation d’urgence. Les conséquences sur l’environnement n’ont pas encore été clairement évaluées, mais les déchets emportés par le tsunami dans l’océan Pacifique inquiètent les écologiste.
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