Selon le rapport Climsec présenté ce mercredi par des climatologues de Météo France, des épisodes de sécheresse comme le niveau record qu’à connu la France ce printemps, se feront de plus en plus fréquents. Selon les projections, une aggravation des sécheresses devraient avoir lieu autour de 2050.
Les projections effectuées par les climatologues ont pour but de renforcer les méthodes d’analyses des sécheresses, pour mieux les comprendre.
Le rapport Climsec, rendu public ce mercredi, a été réalisé en deux phases. La première phase de quatre années de diagnostiques détaillés sur les épisodes de grande sécheresse qu’à connu la France, notamment en 1976, en 1989 et en 2003, a permis d’observer les répercutions des sécheresses selon les régions, les sols et les cours d’eau affectés.
La seconde phase des recherches réalisées par les climatologues a été d’effectuer des projections des différents types de sécheresses dans les à venir en tenant compte des variations climatiques telles que prévues par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat de l’ONU (GIEC).
D’ici 2020, les changements climatiques n’auront pas un impact très marqués sur les épisodes de sécheresses. Cependant à partir du milieu du 21e siècle, autour de 2050 sur le territoire métropolitain de la France, une intensification de l’assèchement des sols est prévu.
Toujours selon les projections, autour de 2080 le changement climatique aura un impact plus marqué. Des faibles niveaux de précipitation apparaîtront et en été, sur la majeure partie du territoire métropolitain, des niveaux de sécheresses extrêmes pourraient frapper les sols. Et ces épisodes pourraient durer plusieurs années de suite.
Le rapport Climsec met en avant le caractère important d’une adaptation du mode de fonctionnement de la France envers les ressources en eau, qui se verront affectées par les changements climatiques. Enfin, les régions du Nord et du Nord-Est de la France qui ont actuellement les sols les plus humides pourraient connaître les changements les plus forts.
Les climatologues à l’origine de l’étude précise que celle-ci a pris en compte les sources d’incertudes qui demeurent quant aux modèles climatiques, aux différents scénarios sur les émissions de CO2 et aux méthodes utilisées pour évaluer les résultats pour la France, selon l’échelle régionale.
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