Publié le dimanche 5 février 2012 à 19:29, mis à jour le 6 février à 12:49

Chelonoidis elephantopus : une espèce de tortue qui pourrait bien toujours exister

Chelonoidis elephantopus : une espèce de tortue qui pourrait bien toujours exister

Parmi les différentes espèces de tortues géantes des Galápagos, figurait la Chelonoidis Elephantopus. Malheureusement, cette espèce se serait éteinte il y a 150 ans à cause de la surpêche. Cependant, il semblerait que la Chelonoidis Elephantopus soit encore comptée dans l’ensemble des êtres vivants de notre planète. Des scientifiques affirment que cette espèce de tortues géantes existerait encore, et apportent des preuves à cette affirmation. Toute la lumière sur cette incroyable histoire doit être faite afin qu’on soit certain ou pas de la présence actuelle de cette espèce animale sur la terre.

L’histoire de la Chelonoidis Elephantopus, il y a 150 ans

Avant de parler des preuves sur lesquelles s’appuient les scientifiques pour affirmer l’existence de la tortue Chelonoidis Elephantopus, il serait judicieux de commencer par son histoire. Les îles Galápagos ont été découvertes en 1535 par des explorateurs espagnols en provenance du Panama. A cette époque, on estimait la population de tortues géantes à environ 250 000 spécimens, toute espèce confondue. L’identification de la Chelonoidis Elephantopus a été faite en 1835 par Charles Darwin. Le célèbre naturaliste a découvert cette tortue sur l’île Floreana, à une dizaine de kilomètres des côtes équatoriennes. Son appellation est latine, et le terme Elephantopus rappelle la ressemblance des pattes de cette tortue à celles d’un éléphant. Un spécimen pouvait peser jusqu’à 400 kg, avec une taille avoisinant les 2 mètres. Cette tortue peut vivre sur terre pendant plus de 100 ans et passer plusieurs mois sans boire ni manger. On pense que leur extinction présumée est du au fait que les baleiniers utilisaient leur chair pour nourrir les marins pendant leurs campagnes de pêche (à la baleine), ils venaient s’approvisionner en tortues sur les îles Galapagos. Aujourd’hui, on a du mal à croire que cette espèce pourrait encore exister. Les scientifiques qui le soutiennent expliquent aussi que c’est sur une île des Galápagos, distante de 300 kilomètres de Floreana, que se trouvent les traces de la Chelonoidis Elephantopus. Cela dit, on se demande comment une espèce très calme et lente, qui ne nager qu’occasionnellement aurait pu parcourir 300 kilomètres dans l’océan Pacifique et aller s’installer ailleurs ? Mais malgré cette interrogation et les doutes qui pourraient subsister, les scientifiques sont formels sur l’actuelle existence de la Chelonoidis Elephantopus, et ont des preuves indiscutables.

La preuve de l’existence de ces tortues aujourd’hui

Les généticiens de l’Université de Yale ont mené des investigations et des analyses rigoureuses avant d’aboutir à la conclusion de l’existence de la tortue Chelonoidis Elephantopus. Ils sont allés faire des observations sur 7 000 tortues vivant sur l’île Isabela, la plus grande des Galápagos. Ces tortues sont des Chelonoidis Becki, une espèce bien différente de l’autre. Ces généticiens ont procédé par des prélèvements de sang sur 2 000 spécimens et ont fait une analyse de leur génome. Ils ont constaté que 84 de ces tortues avaient des séquences génétiques de la Chelonoidis Elephantopus. Selon les chercheurs, la présence de l’ADN de la Chelonoidis Elephantopus dans le génome de ces 84 tortues montre qu’ils en sont des descendants hybrides. En d’autres termes, un des parents de chacun de ces 84 tortues est de l’espèce prétendue éteinte il y a 150 ans. Même si on a la preuve scientifique, il reste aux chercheurs de trouver ces spécimens de la Chelonoidis Elephantopus parents de ces 84 tortues. Et c’est là où se trouve toute la difficulté des scientifiques qui pensent que mener des actions dans ce sens s’apparenterait à chercher une aiguille dans une botte de foin, à cause de leur nombre qui serait très faible.

Réactions des visiteurs

Réaction de Chelonographe : En lui même, le texte est intéressant, bien qu’il s’agisse d’une supposition bien connue des spécialistes des tortues mais... Pourquoi utiliser le mot pêche (2fois) alors qu’il s’agit d’une histoire de tortue terrestre... Vous le dites vous-même en précisant que cet animal ne nage pas (ce qui n’est pas tout a fait exact non plus...). C’est bien dommage pour la crédibilité des textes de ce site Cordialement
Réaction de Ye Danie : Bonjour je trouve le texte intéressant comme l’a dit Chelonographe. Et contrairement à lui, je ne vois aucune contre-vérité. Il s’agit bien d’une espèce de tortues géantes vivant sur une île. De plus, leur transport s’est effectué par des pêcheurs, des baleiniers entre autres ... et ce, ds les années 1800... Excellent article pour ma part.
Réaction de Arsenal Banigo Universel : Bonjour Chelographe, Je pense qu’il serait mieux de s’accrocher au contexte à partir duquel le mot pêche a été utilisé dans l’article. Comme vous le dites si bien, on le retrouve 2 fois dans le texte dont voici les passages : (...cette espèce se serait éteinte il y a 150 ans à cause de la surpêche...) , (...les baleiniers utilisaient leur chair pour nourrir les marins pendant leurs campagnes de pêche...). Nul part il est écrit que cette espèce était pêchée. Il est seulement avancé que pour la conduite de leurs activités de pêche, les baleiniers utilisaient sa chair pour nourrir les marins. En d’autres termes, ils abattaient ces tortues qu’ils trouvaient dans leur habitat naturel terrestre (qui est l’île de Floreana), et c’est à force de le faire qu’on aurait abouti à leur extinction. Il faut juste comprendre que la surpêche aurait engendré la disparition d’une espèce terrestre, qui n’est autre que cette tortue. Par ailleurs, vous affirmez, curieusement , quelque chose, qui n’a jamais été mentionnée dans l’article. Vous dites, et je vous cite "Vous...dites vous-même en précisant que cet animal ne nage pas (ce qui n’est pas tout a fait exact non plus...)". Il est bien écrit que la Chelonoidis Elephantopus est " une espèce très calme et lente, qui ne nage qu’occasionnellement". Il n’a donc pas été dit de façon catégorique que cette tortue ne nageait pas. Au cas où vous ne l’auriez pas compris, l’auteur de l’article se demande simplement comment une telle tortue, si lente et faisant 400 tonnes, peut faire 300km à la nage et se retrouver sur une île sur laquelle se trouveraient ses descendants. Merci d’avoir noté ces précisions Cordialement
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